L’eczéma atopique : bien plus que de simples démangeaisons

La Journée mondiale de l’eczéma atopique a lieu ce 14 septembre.
L’occasion de mettre en lumière le combat quotidien que mènent les patients atteints de cette maladie. 

Caroline a 43 ans et souffre d’eczéma atopique depuis qu’elle est née. De tout temps, je me souviens avoir eu de l’eczéma. Quand j’étais enfant, ça se manifestait sous différentes formes : des crevasses et des plaques au niveau des mains, des coudes, du cou... C’était plus difficile à vivre à l’école, certains disaient que j’avais la lèpre. 

L’eczéma atopique, aussi connu sous le nom de dermatite atopique, est une maladie inflammatoire chronique de la peau. Peu connue et souvent banalisée, elle touche pourtant jusqu’à 3% de la population adulte en Europe. [1] La maladie a tendance à se déclarer dès le plus jeune âge, avec 85% des patients déclarant des symptômes avant l'âge de 5 ans. [2]

La maladie peut entraîner des éruptions douloureuses, des suintements et des saignements cutanés. [3] Entre 20 et 46 % des adultes atteints présentent une forme modérée à sévère de la maladie [4], un chiffre relativement élevé. Dans ces formes de maladie, l’eczéma couvre des zones beaucoup plus vastes de la peau, ce qui déclenche un cycle intense et fréquent de démangeaisons et de grattements. [5]

Une maladie qui impacte la santé mentale

Pendant les périodes de crise, les patients peuvent se renfermer sur eux-mêmes : Lors d’une crise, je me renferme. Je reste avec mon noyau dur, pour ne pas devoir me justifier. Mais quand cela dure 8  semaines, c’est très compliqué. J’ai dû prendre des antidépresseurs parce que je ne sais plus quoi faire. Je suis arrivée en pleurs chez mon dermatologue, qui m’a dit d’une manière gentille mais tout de même paternaliste : « Mais Madame, il faut vivre avec ». Ça, je ne peux plus l’entendre.

L’eczéma atopique est en effet associé à un risque accru de dépression, voire de suicide, souvent sous-estimé. [6]

Caroline est pourtant toujours en quête de reconnaissance pour son eczéma atopique : J’ai grandi avec ça et le discours familial était qu’il fallait l’accepter et vivre avec car personne n’était mort de l’eczéma. Mais c’est une maladie dérangeante qui cause beaucoup de souffrance […] Pour moi, c’est une maladie handicapante psychologiquement.

 

Références

  1. Nutten, S. Atopic Dermatitis: Global Epidemiology and Risk Factors. Ann Nutr Metab. 2015;66 Suppl 1:8-16. doi: 10.1159/000370220. Epub 2015 Apr 24.
  2. Nutten, S. Atopic Dermatitis: Global Epidemiology and Risk Factors. Ann Nutr Metab. 2015;66 Suppl 1:8-16. doi: 10.1159/000370220. Epub 2015 Apr 24.
  3. Nutten, S. Atopic Dermatitis: Global Epidemiology and Risk Factors. Ann Nutr Metab. 2015;66 Suppl 1:8-16. doi: 10.1159/000370220. Epub 2015 Apr 24.
  4. Shrestha et al. « Burden of Atopic Dermatitis in the United States: Analysis of Healthcare Claims Data in the Commercial, Medicare, and Medi-Cal Databases. » Adv Ther. 2017;34(8):1989–2006.
  5. University of Michigan Medicine. Atopic Dermatitis (Eczema). 2020. Available on : https://www.uofmhealth.org/health-library/hw216104#hw216107. last accessed in September 2021. 
  6. A.T. M. Ronnstad et al. Association of atopic dermatitis with depression, anxiety, and suicidal ideation in children and adults: A systematic review and meta-analysis, Journal of the American Academy of Dermatology, 2018 Sep, 448-456 


AbbVie sa/nv - BE-ABBV-210131 (v.0.3) – September 2021